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Grenoble

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Apporter ma pierre à l’édifice… (2/2)

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Suite et fin du dossier « Apporter ma pierre à l’édifice », où je reviens sur la publication de mon premier ouvrage « Vazagasy », biographie de Thiarcquo Gillet, champion d’Europe et du Monde de Full Contact.

Pour la seconde et dernière partie du dossier, parole est donnée à Pierre Bruder, directeur des Editions Brumerges. Ce dernier nous fait une présentation de la maison d’édition qu’il a crée et nous explique les raisons qui l’on poussé à éditer « Vazagasy ».

 

Bonjour Pierre, peux-tu nous parler des EDITIONS BRUMERGES, ou tu officies en tant que directeur ?

PB : Brumerge est une petite structure d’édition associative grenobloise. Elle est née d’un collectif d’auteurs en 2008. A ce jour, nous comptons trente et un auteurs qui ont produit soixante-dix-neuf ouvrages dans tous les genres : romans, nouvelles, récits de voyage, témoignages, essais, poésie et théâtre…

Le directeur de maison d’édition que tu est reçoit probablement bon nombre de sollicitations. Quels sont les critères pour être publié par les EDITIONS BRUMERGES ?

PB : Il n’y a pas vraiment de critères pour être publiés chez brumerge. Comme il s’agit d’une association à but non lucratif, le critère commercial est bien le dernier. Nous privilégions les textes qui n’ont pas trouvé preneur et qui nous paraissent intéressants. En ce sens, brumerge est un peu l’éditeur de la dernière chance.

En 2014, les Éditions Brumerges publient « Vazagasy ». Du sport, une première pour la maison d’édition. Quelles furent tes motivations pour éditer l’ouvrage ?

PB : Pour nous, il s’agissait d’un témoignage, une aventure humaine avant d’être un livre sur le sport. Le parcours de Thiarcquo Gillet, son vécu à Madagascar puis en France est en soit un exemple  de courage, de résilience… des valeurs qui animent aussi le sport.

10 % de chaque livres vendus sont directement reversés à une association humanitaire (si possible en rapport avec l’ouvrage). Pourquoi une telle initiative ?

PB: C’est le moteur de brumerge. Animé par des bénévoles, ces versements à des projets humanitaire sont notre «  salaire  ». Nous avons pu participer à la création d’un dispensaire en Inde, à un projet rural en Arménie, et nous aimerions pouvoir participer au projet  “Sport-étude” imaginé par Thiarcquo Gillet pour les jeunes malgaches.

Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Quelque chose à rajouter ?

PB : C’est avec plaisir que nous avons publié ton livre. Après un long séjour en Australie, te voici en Afrique où tu mènes plusieurs projets culturels : cinématographiques, photographiques et littéraires. Tous nos vœux de réussite t’accompagnent.

 

 

« VAZAGASY » est disponible sur de multiples plate-formes de vente en ligne (amazon, fnac.com, Decitre etc…) Cliquez sur le lien suivant, et faites votre choix :

http://les-editions-brumerge.wifeo.com/vazagasy.php

 

MATT LEDUC

@Matt_Leduc_

Apporter ma pierre à l’édifice… (1/2)

 

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Ecrire un livre n’est pas chose aisée.

Pour ne rien vous cacher, ma première tentative fût laborieuse et se solda par un échec.

C’était il y a trois ans.

Les doutes, le manque de temps, d’inspiration, d’originalité à aborder un nouveau chapitre, l’incertitude sur la possibilité de convaincre un éditeur une fois mes écrits terminés m’on poussé après bien des journées et des nuits à écrire à déplacer mon travail du « bureau » à la « corbeille ».

 

La remise en question fut immédiate. Suis-je réellement capable d’écrire un livre ?

A priori oui. A condition d’aborder un thème qui me transcende.

Evidemment, mes centres d’intérêt se conjuguent aux pluriels mais si je n’avais à en retenir qu’un la boxe occuperait sans aucun doute la plus haute marche du podium.

Enfin, la boxe… Pour être plus précis disons plutôt qu’il s’agirait des boxeurs.

En effet, comme bon nombre de réalisateurs, d’auteurs mais également de musiciens, j’avoue être fasciné par ces hommes qui ont fait de leurs poings leur outils de travail.

Si cela n’est pas votre cas ? Alors laissez-moi vous parler de Thiarcquo Gillet.

Evidemment, son nom ne vous dira rien. Pourtant ce jeune Franco-Malgache s’est illustré de la plus belle des manières un soir de septembre 2011, lorsque après un combat pieds-poings terminés aux points, notre cogneur d’1 mètre 60 pour 55 Kg s’est emparé de la ceinture de champion du monde WKA.

Une bien belle récompense pour l’enfant d’Antalaha (Nord de Madagascar) venu au monde avec d’importants problèmes de santé, et qui ne dût sa survie qu’à la vente d’un troupeau de vaches que détenait sa grand-mère.

Bien au-delà des performances sportives réalisé par « Titi », l’ouvrage est un véritable plongeon dans la vie d’un jeune homme peu épargné par les coups durs : maladie infantile, abandon, violences, travaux forcés etc… mais qui parviendra à surmonter tous les obstacles dressés sur sa route et faire de sa vie une aventure exceptionnelle.

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Parfois pathétique, quelquefois drôle, toujours authentique, avec « VAZAGASY » exit la performance du moment où l’énième biographie d’une star au palmarès aussi épais qu’un annuaire, l’oeuvre est avant tout un véritable hommage au sportif anonyme mais aussi à l’ensemble des acteurs trop souvent écarté du monde sportif : bénévoles, entraineurs, amateurs and Co…

 

« VAZAGASY » est disponible sur de multiples plate-formes de vente en ligne (amazon, fnac.com, Decitre etc…) Cliquez sur le lien suivant, et faites votre choix :

http://les-editions-brumerge.wifeo.com/vazagasy.php

 

MATT LEDUC

@Matt_Leduc_

 

Omar va boxer

Lamiri

Ils sont jeunes, ambitieux et ont fait de la boxe leur métier. Loin des strass et des paillettes, ils représentent, chacun dans leur catégorie, le renouveau de la boxe tricolore. Sans langue de bois ni retenue, ils ont décidé de revenir sur leur parcours et de nous livrer leur point de vue sur la scène nationale, leurs défis à venir mais aussi sur la précarité de leur statut.

Un mois après avoir recueilli les propos de Patrick Bois Jr, Outsider ­Mag est allé à la rencontre d’Omar Lamiri. À quelques jours de la première défense de sa ceinture de l’Union Européenne qui aura lieu à Hénin-­Beaumont contre Hassan Azaouagh, le poids coq Rhôna­lpin a eu la gentillesse de nous accorder quelques minutes pour revenir sur le début de sa prometteuse carrière et la suite qu’il entend lui donner.

Ne vous fiez pas à son petit mètre soixante-­dix et à ses cinquante-trois kilos cinq cents grammes, car le pugiliste licencié au Club Villeurbannais pourrait bien s’inscrire parmi les plus grands boxeurs tricolores. Champion de France cadet, junior, finaliste volé selon les propres aveux de son adversaire ­Vincent Legrand­ lors de la finale du tournoi de France senior, l’actuel détenteur de la ceinture Union Européenne n’entend pas stopper son ascension vers les sommets en si bon chemin. Son objectif ? « Disputer le titre européen EBU, mais chaque chose en son temps ».

Pas du genre à sauter les étapes, Omar prépare son combat contre Hassan Azaouagh en toute sérénité : « Je ne crains rien de mon adversaire… Il frappe… De toute manière, la clé du combat sera de boxer comme je sais le faire. » Bien qu’il nous ait avoué mettre les bouchées doubles et être impatient d’arriver au Jour J, il n’a pas changé ses habitudes pour ses retrouvailles avec un boxeur qu’il a déjà dominé l’an dernier à la maison des sports de Villeurbanne (victoire aux points par décision majoritaire 97­-93 97­-93 95-­95).

Le spectacle ? Pas son truc. En revanche pour ce qui est de l’efficacité, le jeune Lamiri en a à revendre : 12 victoires dont 4 par KO pour une seule petite défaite depuis son passage chez les professionnels. Discret, il a su saisir sa chance lorsqu’on lui a enfin délivré le précieux sésame pour exercer ses talents : « Au début c’était difficile, car les promoteurs avaient pour habitude de privilégier les anciens boxeurs plutôt que les jeunes comme moi. Mais grâce à mon entraîneur Fayçal Omrani, je me suis fait ma place chez les coqs ». Et quelle place ! Après des débuts en trombe contre des adversaires qu’il n’a pas eu de mal à dominer, il s’est ensuite rapproché des cadors comme en témoigne son récent succès contre le talentueux Anthony Settoul. Jugeant bénéfique pour « sa propre progression, mais également pour la scène nationale le nombre de boxeurs de qualité évoluant en catégorie coqs », il fustige en revanche l’impatience chez certains de ses semblables d’accéder à la célébrité. « Certains confondent boxe et télé­réalité. Avant d’être connu, il faut être un champion. » Lui assure ne pas courir après la notoriété, mais seulement vouloir faire la fierté de son meilleur ami, conseiller dans la vie et dans la boxe : son père. « Il a tellement galéré que mon vœu le plus cher c’est de lui faciliter la vie. » Joignant le geste à la parole, Omar remit à son paternel le chèque de 600 euros qu’il a reçu de la part de la FFB suite à sa médaille d’argent obtenue lors de son premier tournoi international en Irlande en 2006. Émouvant. Comme lorsqu’il vit la fierté dans les yeux de son géniteur lors de l’obtention de son premier trophée chez les cadets qui à ce jour reste son plus beau souvenir de pugiliste.

Les autres, justement, le droitier de Villeurbanne ne peut s’empêcher de les associer à ses succès et aux joies que boxer lui procure. Avec reconnaissance, il évoque ses frères Wissem, champion de France et Amine, ancien résident de l’INSEP lui aussi champion d’Europe, puis Jacques Dufreney et Frederic Pigeolet en passant par Patrick Malaizee et Hussein Bayram. Il insiste sur l’importance que ses différents coachs ont eue sur sa carrière. À croire que le jeune poids coq ne se trouve pas seul dans le ring.

S’il fait preuve de générosité dans la vie, n’allez pas pour autant croire qu’il l’est autant avec ses adversaires une fois les gants chaussés. Afin d’être au top, le Grenoblois de naissance a mis son emploi de conseiller clientèle en banque entre parenthèses : « Je ne boxerai pas toute ma vie, alors à l’heure actuelle je me concentre uniquement sur ma carrière de boxeur. »

Pour notre plus grand plaisir. Mais pas sûr que ses futurs opposants partagent notre avis !

 

Matt Leduc

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