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Micky Ward, des trottoirs de Boston à la légende du noble art.

Qui a dit qu’il fallait être invaincu et avoir la taille bardée de ceintures pour être un héros ? Certainement pas un Bostonien. Dire qu’on a que faire des Floyd Mayweather, Deontay Wilder ou encore de Danny Garcia dans les rues de Charlestown ou de Boston South n’est pas un mensonge, c’est une réalité ! Ici, les gamins s’identifient à un boxeur nommé Micky Ward. Son palmarès ? 38 victoires et 13 défaites. Ses trophées ? Une toute petite ceinture WBU. En revanche, pour ce qui est du courage,  » Irish  » n’a pas eu son pareil durant les 15 années où il a écumé les rings du pays pour exercer son métier.

Pas vraiment un journeyman, pas franchement une tête d’affiche non plus. Micky Ward était avant tout un boxeur. Un à la gueule un peu abîmée, mais relativement épargnée lorsqu’on sait que le super-léger a trimbalé sa tignasse rouquine sur les rings américains 15 ans durant. Une décennie et demie qui a d’ailleurs forcé le respect des fans, mais aussi de l’ensemble des adversaires du natif de Lowell, petite ville située à proximité de Boston, connue pour accueillir la plus grosse communauté irlandaise du monde. Et les Irish adorent la boxe, en plus de la Guinness et de la musique folk.

Naturellement, le petit Micky se tourne vers le Noble Art. Parce que c’est inscrit dans son ADN de descendants d’insulaires peut-être ; pour imiter son demi-frère, le boxeur professionnel Dick Eklund, c’est certain ; mais également afin d’évacuer sa rage d’être régulièrement abusé sexuellement par un proche de la famille.

Du plomb dans les poings ou pétard mouillé ? 

Triple vainqueur des Golden Gloves de l’Etat de la Nouvelle-Angleterre chez les amateurs, le talentueux gaucher fait son entrée chez les professionnels en 1985, à l’âge de 20 ans. Auteur d’un 14­-0 durant ses deux premières années au plus haut niveau, « Irish » subit son premier revers contre Edwin Curet, boxeur aux 21 victoires, 7 défaites et 2 nuls. Accident de parcours ou défaite mettant en évidence les capacités d’un boxeur, certes généreux, mais limité ? Difficile de répondre tant Micky Ward va tout au long de sa carrière alterner le chaud et le froid.

Véritablement doué pour casser la distance afin d’aller à la baston, l’Américano-Irlandais offre aux spectateurs un véritable show lors de chacune de ses apparitions. Prêt à tout pour régaler ses nombreux fans, le cogneur à la croix celtique tatouée sur l’épaule gauche met même les gants face à des adversaires pesant 6 kg de plus que lui. Évidemment, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances du principal concerné, mais même perdant, sa cote de popularité ne fléchit pas d’un pouce.

Bref, on l’aime bien ce petit Irish, mais pas au point de lui offrir une chance mondiale. Il faut dire qu’avec Julio César Chavez, Roger Mayweather ou encore Hector Camacho engagés dans la même catégorie, Micky Ward semble trop irrégulier pour aller se frotter aux ténors de la division. Programmé la plupart du temps dans les salles obscures du Nord-ouest des Etats-Unis, le gaucher balbutie alors sa boxe et met un terme à sa carrière en 1991, après deux années catastrophiques traduit par 4 défaites de suite contre des seconds couteaux :  « J‘ai eu trop de combats difficiles. J’avais perdu la motivation. C’était comme faire un métier qui ne me passionnait pas. »

Renaissance et reconnaissance 

Retour à Lowell, banlieue sinistrée de Boston où les fermetures de nombreuses usines ont poussé la jeunesse locale à la débauche. Et c’est notamment le cas de son demi-frère Dick, ancien boxeur professionnel qui a notamment croisé le fer avec Sugar Ray Leonard, désormais petit délinquant notoire devenu accro au crack et autres substances illicites. S’il tourne le dos à ces plaisirs superficiels, Micky Ward ne s’éclate pas pour autant dans son nouvel emploi à la voirie de la ville. Alors en 1994, il effectue son retour dans le ring, et ce coup-­ci plus question de déconner !

Après 9 victoires convaincantes, le kid de Lowell se voit offrir une chance de décrocher la ceinture mondiale IBF des super-légers. Malheureusement, son rêve s’effondre lors de la 3e reprise. Contraint à l’abandon à cause d’une coupure à l’œil droit, Ward s’incline face à Vince Phillips (36-­3), ancien tombeur de l’Australien Kostya Tzsuyu. Pas plus heureux contre le jeune Zab « Super » Judah (15­-0­), un futur caïd de la catégorie, une année plus tard pour la ceinture USBA vacante, « Irish » n’a pourtant jamais été aussi proche d’accrocher le haut du panier. Ses progrès sont notables, au même titre que sa fougue et sa détermination lors des affrontements auquel il participe depuis son retour sur les rings.

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Et c’est ainsi que le 11 mars 2000, Ward gagne le droit d’aller disputer une ceinture WBU à Londres face à Shea Neary, boxeur anglais d’origine irlandaise, invaincu en 22 combats. Pour préparer ce combat, le guerrier celte peut compter sur un renfort de poids : son demi-frère Dick Eklund.Fraichement sorti de prison, ce dernier va en effet lui préparer un programme sur-mesure, en insistant notamment sur le travail au corps pour vaincre son opposant. La tactique s’avère payante puisqu’au 8e round, le Britannique jette l’éponge.

Un an plus tard, le néo­-monarque de la fédération WBU fait face à Emmanuel Augustus (24-­17-­4). Et une fois n’est pas coutume, les spectateurs vont en avoir pour leur argent. Explosif du premier au dixième et dernier round, la rencontre sera élue combat de l’année 2001 par The Ring Magazine. Vainqueur par décision unanime, le cogneur du Massachusetts se voit alors proposer un challenge encore plus alléchant à peine descendu du ring : Arturo Gatti (34­-5).

Ward-Gatti, trilogie d’anthologie 

Avec d’un côté, un boxeur ­enfin­ parvenu à s’inviter parmi le gratin de la catégorie et, de l’autre, un adversaire revanchard suite à sa défaite contre Oscar De La Hoya, la nouvelle star des super-légers, le duel entre Ward­ et Gatti propose tous les ingrédients d’une affiche alléchante. Programmé en direct surHBO, le combat fait son entrée dans la légende grâce à un 9e round aussi intense que spectaculaire. Peu d’esquives, mais des coups à foison. Une débauche d’énergie phénoménale qui lui vaudra d’être élu« round du siècle » par le commentateur Emanuel Stewart. Déclaré vainqueur par décision majoritaire,Ward signe le plus beau succès de sa carrière.

Six mois plus tard, la revanche s’organise. Rémunérés à hauteur de 1.2M$ – ­du jamais vu pour deux boxeurs aux carrières en demi­-teinte – Ward et Gatti remettent donc les gants au Boardwalk Hall d’Atlantic City. Moins spectaculaire que le premier acte, le combat tourne à l’avantage du Canadien grâce à la rapidité de son bras avant et un meilleur jeu de jambes que son adversaire. Vainqueur sans contestation possible (98-­91, 98-­91, 98-­90), Gatti ne tarit néanmoins pas d’éloges sur son adversaire : « Micky est l’adversaire le plus coriace que j’ai affronté durant ma carrière. Il n’y en a pas deux comme lui. Nous avons fait une belle promotion du sport et je crois que nous sommes une motivation pour les autres boxeurs à s’entraîner dur. Micky est incroyable. Il a un cœur de lion. C’est mon jumeau. »

Une victoire partout et pas de jaloux ? Que nenni. Les deux guerriers rempilent pour la belle le 7 juin 2003. Devant un public déchaîné et à l’image des deux précédents affrontements, les « jumeaux » s’en donnent à cœur joie. Contré par Ward durant la 6e reprise, Gatti, la main droite cassée, s’en va faire un tour au sol. Lors du round suivant, Ward, en sang, vacille devant les enchaînements du Canadien, mais ne rompt pas. Acharné jusqu’au terme final, le duel sera élu « combat de l’année » 2003. Déclaré perdant par décision unanime, « Irish » quitte le ring sous les applaudissements du public et met un terme à sa carrière (38 victoires, 13 défaites) à l’issue du combat. Par la suite, le « French Canadian » a demandé à Ward de faire partie de son équipe pour ses prochains combats. La trilogie a rapproché les deux hommes, uni par 30 reprises dantesques. Arturo Gatti est décédé dans d’étranges circonstances (Suicide ? Homicide ?), le 11 juillet 2009 au Brésil. Il avait à peine 37 ans. Pour dire au revoir à son ami lors des funérailles, Ward a mis un direct du gauche sur le cercueil. Existe-t-il plus bel hommage ?

Porte-drapeau d’une communauté

Comme d’autres grands boxeurs tels que Jake La Motta, Muhammad Ali ou encore Jack Dempsey, MickyWard a eu l’honneur de voir sa vie portée sur grand écran. Interprété par l’acteur bostonien MarkWalhberg,  » Fighter  » retrace à la perfection le parcours parsemé d’embûches du boxeur : ses espoirs, ses relations conflictuelles avec sa famille et notamment son demi-frère, mais également le fil conducteur de sa carrière. En 2005, le groupe de punk­rock  » The Dropkick Murphy’s  » rend un hommage appuyé au boxeur en lui dédiant une chanson : « The Warrior’s code » qui inaugure le documentaire de HBO sorti en 2013 à l’occasion de son entrée au Hall of Fame, le même jour que Gatti à titre posthume. Pas besoin d’avoir un palmarès immaculé pour rester dans l’histoire. Souvent, le courage et le cœur valent plus qu’une ceinture.

 

Matt Leduc / @Matt_Leduc_

Crédit photos : Getty Images

COUPS DANS LES NOIX ET MARRONS AU GARDEN : BOWE-GOLOTA, LE DUEL LE PLUS SALE DE LA BOXE DES NINETIES

bowe-golotaMon premier est noir, arrogant et Américain. Mon second est blanc, plutôt bien charpenté et nous vient d’Europe Centrale. Mon tout est un combat de boxe qui s’est déroulé durant les années 90 au pays de l’Oncle Sam. Dernier indice : il ne s’agit pas de l’opposition entre Apollo Creed et Ivan Drago dans Rocky IV. Alors ? Riddick Bowe v. Andrew Golota bien sûr ! Bon, évidemment, la boxe n’est pas le sport du copinage outrancier et des déclarations fayottes par excellence. Mais dire que ces deux là ne pouvait pas se blairer semble un doux euphémisme tant leurs affrontements ont été proche de se terminer en un bain de sang. J’en fais des tonnes ? Lisez plutôt.

Replaçons les choses dans leur contexte, nous sommes au début des années 90. A cette époque, la boxe fait régulièrement les choux gras de la presse grâce aux frasques du plus fougueux et génialissime des poids lourds : Mike Tyson. Gamin des bas fonds New Yorkais, « Iron Mike » est devenu à 20 ans et 4 mois, le plus jeune champion du monde des poids lourds. Chacune de ses sorties est accompagnée de déclarations fracassantes et de KO violents dont seul le protégé de Cus d’Amato semble en avoir le secret. Le public aime ça. Les autres « lourds » un peu moins. En effet, ce n’est pas facile d’exister lorsque l’on boxe dans la même catégorie que cette bête de scène, même lorsqu’on a l’ingéniosité d’un Evander Holyfield ou le punch d’un Lennox Lewis.
C’est bien connu, la nature a horreur du vide. Alors quand Tyson part purger une peine de trois ans de prison au pénitencier d’Indianapolis pour viol en 1992, le trône se libère. La précieuse place semble toute désignée pour acceuillir un boxeur lui aussi issue des sales quartiers de la « Big Apple » : Riddick Bowe. Médaillé d’argent au Jeux Olympiques de Séoul en 1988, le géant d’1,96m est à créditer de débuts remarqués depuis son passage chez les rémunérés en 1989. Vainqueur avant la limite d’anciennes gloires tel que Pinklon Thomas et Tyrell Biggs, mais aussi de jeunes espoirs tels que Bruce Seldon ou Art Tucker, « Big Daddy » n’en reste pas moins un athlète au caractère bien trempé, en témoigne son empoignade légendaire avec Elijah Tillery, attaquée aux poings et terminée à grands coups de semelles. Invaincu après 31 combats, dont 28 gagnés avant la limite, il remporte les ceintures WBC, WBA et IBF en battant Evander Holyfield par décision unanime le 13 novembre 1992 à Las Vegas. Faute d’être parvenu à un accord dans les délais nécessaires pour affronter son challenger n°1 Lennox Lewis, Bowe est déchu de son titre WBC. Sa réaction ? Il jette sa ceinture dans une poubelle. Vaincu par Holyfield lors du combat revanche, il sort vainqueur de la belle qui les oppose le 4 novembre 1995, non sans s’être emparé au préalable de la ceinture WBO en envoyant Herbie Hide au tapis à… sept reprises. De bon augure avant d’affronter Andrew Golota. Andrew qui ça ?

 

Golota. Un Polonais qui s’est également illustré aux Jeux Olympiques de Séoul en terminant sur la troisième marche du podium, soit juste une place derrière… Bowe. Après plus d’une centaine de combats victorieux en amateur, il fait son entrée dans le circuit professionnel en 1992, à Milwaukee. Gros puncheur, plutôt rapide et fin technicien, il remporte la majorité de ses duels par KO (24 sur ses 28 premiers combats victorieux). Certes, la majorité de ses affrontements sont disputés contre de simple faire­-valoir ou face à des boxeurs relativement inexpérimentés, mais une question brûle rapidement les lèvres des aficionados du noble art : « Tiens, et si on tenait ­enfin­ le poids lourd blanc capable de mettre un terme à la main mise qu’exercent les Afro­-Américains sur la catégorie reine ? Pour le savoir, ils sont près de 12000 spectateurs à rejoindre le Madison Square Garden le 11 juillet 1996.

 

Bowe v. Golota : Acte I 

Contre toute attente, c’est Golota, ­pourtant donné perdant à 12 contre 1,­ qui assure le spectacle dès le début de la rencontre. Plus précis, technique et rapide que Bowe et ses 114 kg, le puncheur Polonais se laisse néanmoins se débordé par son enthousiasme et s’attire les foudres de l’arbitre Wayne Kelly. Rapidement averti après un coup bas, le natif de Varsovie récidive dans la 5e reprise. Une remontrance de l’homme au nœud papillon et un point de pénalité plus loin, l’affrontement et son lot de coups en-dessous de la ceinture reprend de plus belle. Incapable de se maîtriser alors qu’il domine largement les débats, Golota est de nouveau pris par la patrouille durant le 7e round. C’en est trop pour l’arbitre qui décide de mettre un terme au combat en disqualifiant le boxeur Polonais. Au même moment, Rock Newman, le manager de Riddick Bowe, ainsi que d’autres membres de l’entourage du boxeur New Yorkais grimpent sur le ring et foncent en direction de Golota, fous de rage. Frappé à coups de talkie­-walkie, le Polonais fait face à une meute prêts à le lyncher. Le ring se transforme en véritable champ de bataille entre le clan polonais venu protéger leur boxeur et l’entourage de Bowe. Dans la mélée, Lou Duva, l’entraineur de Golota, âgé de 74 ans est également molesté. Victime d’une crise cardiaque, il est évacué en direction de l’University Hospital de New York dans un état jugé préoccupant. Loin de se cantonner au seul ring, la baston fait désormais rage entre fans des deux camps à l’intérieur du Madison Square Garden. Ici et là, de jeunes blancs enveloppés dans des drapeaux Polonais échangent injures et coups avec de jeunes noirs, le tout sous les yeux du maire Rudolph Giuliani, Monsieur « Tolérance zéro ». Finalement, les forces de l’ordre parviennent à rétablir le calme à l’intérieur de l’enceinte après plus d’une heure d’émeute et l’interpellation de 16 personnes. Du jamais vu pour un combat de boxe !

Peu de temps après cette soirée élue « événement de l’année » par Ring Magazine, Golota et Bowe s’engagent à recroiser le fer en décembre 1996. Pour la beauté du geste ? Cela reste à voir. Pour le plus grand plaisir des fans ? Ça c’est sûr !

 

Bowe v. Golota : Acte II

Dans une atmosphère plus tendue que jamais, la rencontre est délocalisée à Atlantic City, en raison du risque trop élevé d’assister à de nouveaux affrontements inter-­communautaires à New York. A l’instar du premier combat, la revanche entre les deux meilleurs ennemis est de nouveau largement dominée par le boxeur européen. Compté à la suite d’un enchaînement crochet gauche-direct du droit lors de la 2e reprise, Bowe s’accroche et, grâce à un coup d’éclat, il parvient à envoyer le protégé de Lou Duva à terre deux rounds plus tard. Encourageant, mais loin d’être suffisant pour perturber un Golota qui, malgré deux avertissements pour coup de tête et coup en dessous de la ceinture, a pris la poudre d’escampette au scorecards des juges. Proche de la rupture à la mi-­combat où il est de nouveau mis knock down, Bowe subit la supériorité de son adversaire jusqu’à la 9e et avant-dernière reprise. Mais alors que la victoire lui tend les bras, le Polonais paye une nouvelle fois au prix fort son indiscipline. Un énième coup dans les parties génitales de Bowe le disqualifie et offre le gain de la rencontre à son adversaire, pourtant largement inférieur au vu des deux prestations livrées. Une décision cruelle mais pas totalement imméritée.

Frustrés ou soulagés par le verdict du combat, les supporters de Golota et de Bowe quittent le Convention Center l’esprit taraudé par la trajectoire et les séquelles que laissera cette double confrontation sur leur boxeur favori. Car effectivement, plus rien ne sera jamais comme avant.

 

Clap de fin

Incapable de repartir de l’avant, Riddick Bowe décide de mettre un terme à sa carrière quelques mois après son combat revanche contre Golota. Il a à peine 29 ans. Incarcéré au début des années 2000 à la suite de violences conjugales, il effectue néanmoins son retour dans le ring en 2004, soit près de huit ans après son dernier combat. Après trois victoires aux dépens de boxeurs de seconde zone, le New Yorkais se retire définitivement du circuit avec un bilan de 43 victoires (dont 33 KO), 1 défaite et 1 no contest.

Véritablement propulsé avec ses deux combats face à Bowe, Golota rencontre Lennox Lewis pour la conquête de la ceinture WBC, quelques temps après sa mésaventure d’Atlantic City. Sévèrement corrigé par le Britannique, le Polonais enchaîne trois prestations encourageantes contre Corey Sanders, Tim Witherspoon et Orlin Norris et se replace parmi le top 10 des poids lourds les plus en vue de ce début de siècle. Opposé à Mike Tyson, il subit la loi du boxeur de Catskills durant deux rounds puis rejoint les vestiaires à la suite d’une brouille avec son entraîneur alors que retentit la cloche annonçant la troisième reprise. La commission du Michigan change a posteriori la victoire par KO technique de Tyson en No Contest, après que ce dernier a été contrôlé positif à la marijuana.

De retour en 2003 après trois ans d’absence, l’ancien « Great White hope » se débarrasse de deux quidams au palmarès peu flatteur puis obtient un match nul face au très doué Chris Byrd. Battu par Ruiz et Brewster lors des championnats du monde WBA et WBO, Golota alterne ensuite combats de piètre qualité et lourdes défaites par KO, notamment contre ses compatriotes Tomasz Adamek et Przemysław Saleta. Après 41 victoires (dont 33 KO), 9 défaites, 1 nul et 1 No contest, le géant venu de l’Est se retire des rings.

Malgré nos recherches, on ignore encore à l’heure actuelle ce qui a poussé Andrew Golota à plonger ses poings de manière aussi abusive en direction de l’entre-jambe de Riddick Bowe durant leurs deux confrontations devenues légendes. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’elles ont été le point d’orgue de carrières éphémères.

Matt Leduc
@Matt_Leduc_

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